Quelque part dans les entrailles de la terre, juste sous nos pieds, une gigantesque masse de roche en fusion s’élève lentement.
Un panache 10 fois plus grand que le réservoir de magma sous Yellowstone a été découvert sous la Sibérie. Les panaches du manteau sont des coulées de lave chaudes, rapides et verticales qui s’élèvent 10 fois plus vite que les autres structures géologiques du manteau.
Il s’agit d’un « ascenseur » naturel de roches en fusion qui s’élèvent du manteau terrestre. Ce géant souterrain atteint 2 000 kilomètres de diamètre et s’élève à plus de 3 000 kilomètres de hauteur.
La Sibérie « transpire » littéralement à cause de la chaleur d’en bas. Dans les régions du nord, les émissions de méthane et d’hydrogène provenant des entrailles de la terre sont devenues plus fréquentes». Et les volcans de boue du plateau arctique sont devenus beaucoup plus actifs.
Mais le plus alarmant est la vitesse de chauffe. La Sibérie se réchauffe 2 à 3 fois plus vite que le reste du monde. Et il ne s’agit pas ici du réchauffement climatique : la chaleur principale vient des ENTRAILLES de la planète.
L’activité du panache magmatique a déjà commencé à influencer le comportement des grands fleuves sibériens.
Aux endroits où ces rivières se jettent dans l’océan, d’énormes panaches d’eau douce se forment – une sorte de « rivières dans l’océan ».
La chaleur souterraine modifie progressivement le régime de température de ces masses d’eau. Les scientifiques ont découvert que les panaches d’eau douce se comportent différemment qu’auparavant. Ils se propagent sur de longues distances, formant de véritables courants d’eau douce le long de la côte arctique, longs de plusieurs centaines de kilomètres.


L’histoire se répète-t-elle ?
Maintenant, accrochez-vous bien. Ce panache s’est déjà « réveillé » une fois. Il y a environ 250 millions d’années, il a provoqué une véritable apocalypse sur Terre. L’événement s’appelait « la passerelle sibérienne », et c’était quelque chose ! Imaginez une éruption qui aurait recouvert de lave une zone de la taille de l’Australie. La couche de lave a atteint une épaisseur de 3 kilomètres – c’est plus haut que les montagnes de hauteur moyenne !
90 % de toutes les espèces vivantes sur Terre ont tout simplement disparu. La planète est devenue un véritable enfer : pluies acides, destruction de la couche d’ozone, changement climatique radical. C’est comme si quelqu’un avait appuyé sur le bouton de réinitialisation de toute vie terrestre.
La menace sous-marine : quand les rivières rencontrent le magma
Ce qui se passe dans les endroits où les panaches fluviaux interagissent avec les zones d’activité du panache magmatique est particulièrement préoccupant. Dans ces zones, les scientifiques observent une augmentation du volcanisme de boue sur le plateau arctique. Les eaux douces froides rencontrent la chaleur souterraine, créant des conditions uniques et potentiellement dangereuses.
Ces processus peuvent entraîner des conséquences inattendues. Par exemple, un changement brutal de la température des fonds marins peut déclencher la libération de méthane provenant du pergélisol sous-marin. Et cela, à son tour, peut intensifier les processus de réchauffement climatique. Il s’agit d’une sorte de « cercle vicieux » : plus le panache de magma est actif, plus il y a de méthane libéré, et plus il y a de méthane, plus la planète se réchauffe vite.
Qu’est-ce qui nous attend ?
Si la situation continue d’évoluer dans le même esprit, nous pourrions assister à une répétition de ce cataclysme. Les cendres peuvent recouvrir non seulement la Russie, mais aussi la majeure partie de la planète. Il ne s’agit pas simplement d’un « hiver volcanique » : il s’agit d’une nouvelle période glaciaire à part entière.
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