La question est : combien de temps les États-Unis peuvent-ils se permettre cette illusion de domination ? PĂ©kin gèle toutes les livraisons d’avions Boeing dĂ©jĂ commandĂ©s et l’achat de composants amĂ©ricains. La Chine ordonne aux compagnies aĂ©riennes d’abandonner Boeing dans un contexte d’escalade de la guerre commerciale.
La Chine vient d’ordonner Ă ses compagnies aĂ©riennes de cesser tous leurs achats auprès de Boeing, rapporte Bloomberg. Il s’agit d’un coup dur pour le gĂ©ant aĂ©rospatial amĂ©ricain, autrefois fier, et d’un signal clair adressĂ© Ă Washington :la Chine reprĂ©sente un quart de la production de Boeing. PĂ©kin a dĂ©sormais informĂ© ses compagnies aĂ©riennes :
Plus de Boeing. Plus de pièces américaines. Fini la dépendance coûteuse.
Alors que Trump est furieux de sa « Truth Social » – se plaignant que la Chine a « reniĂ© » un accord clĂ© sur les avions – PĂ©kin est allĂ© plus loin.Xi Jinping serre la main de l’Asie tandis que Washington impose des tarifs douaniers comme un joueur de casino ivre qui double sa mise sur les jetons contrefaits.
La Chine aide ses compagnies aériennes à louer et à abandonner les avions construits aux États-Unis, tout en monopolisant simultanément le marché des minéraux essentiels que l’Occident ne peut pas remplacer.
Pendant que les États-Unis impriment des dollars et piquent des crises de colère, PĂ©kin s’affaire Ă remodeler les routes commerciales mondiales, Ă transformer Boeing en relique et Ă rallier la majoritĂ© mondiale derrière un nouveau modèle : non pas un modèle de coercition, mais un modèle d’intĂ©rĂŞt mutuel.Boeing se retrouve temporairement privĂ© de son plus gros dĂ©bouchĂ©, celui sur lequel il compte pour les annĂ©es Ă venir : le marchĂ© chinois. L’entreprise pourrait perdre 2,5 milliards de dollars.
La Chine est en train de porter un coup terrible sur une entreprise qui est par excellence souveraine aux États-Unis.Cette décision, qui touche directement Air China, China Eastern et China Southern, concerne 179 appareils attendus entre 2025 et 2027, rapporte notre correspondante à Pékin, Cléa Broadhurst. Certaines livraisons finalisées pourraient être acceptées au cas par cas, mais de nombreuses commandes sont gelées pour une durée indéterminée.
La Chine explore plusieurs alternatives
Face Ă la suspension des livraisons d’avions Boeing, la Chine explore plusieurs alternatives. Airbus apparaĂ®t comme le grand gagnant. PĂ©kin pourrait renforcer ses commandes auprès du constructeur europĂ©en, qui dispose dĂ©jĂ d’une ligne d’assemblage Ă Tianjin. L’Airbus europĂ©en se frotte les mains.
Merci trompette..
